Your dreams don’t have to be big. They just have to be yours.

Gary Vee

Moi ce que je veux c’est raconter des histoires. Les histoires de gens, les émotions par lesquelles ils passent, les pensées qui les font vivre, bonnes ou mauvaises, sûres ou incertaines, les certitudes ou des doutes. Ce qu’on vit à l’intérieur est une richesse qui pourrait aider chacun à se voir, s’accepter, se respecter. Tout ce qu’on vit est « normal », tout ce qu’on vit sincèrement est beau. Même la colère, même la rébellion, même le doute ou l’ignorance.

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Quand j’ai commencé à me concentrer sur le Portrait, je savais uniquement que c’était un moment de connexion entre moi et les autres qui me plaisait, que c’était pour moi le moyen de regarder les gens pour de vrai, d’être franchement curieuse et d’avoir accès à eux, ce que je n’aurais pas osé, à l’époque, faire par moi-même. Je cherchais juste à faire une image à ce moment là, je n’avais pas d’autre ambition (créative ou photographique) que de réaliser un portrait au moment où la personne me donne son autorisation de me connecter à elle. Cela a toujours été particulièrement connecté et respectueux de l’accord de l’autre.

Puis, grâce à Sue Bryce et Jesh de Rox, j’ai mis des mots sur cette idée de faire les plus beaux portraits que les gens aient jamais eus d’eux-mêmes, juste pour soi, juste pour le plaisir, juste pour ce que ça apporte de se voir et d’exister en images. J’ai réalisé que la (ma) bienveillance créait de la beauté. Et que j’avais le pouvoir et les outils de réveiller la bienveillance vers soi en chacun. Et j’ai compris que les gens sont beaux quand ils sont bons. Et j’ai adopté PHILOKALIA.

J’étais émue à chaque fois, j’ai adoré chaque personne, chaque histoire, chaque facette de ceux que je photographiais.

Et j’ai voulu me concentrer sur cette Beauté. Et j’ai appris beaucoup de choses sur comment rendre les gens beaux en portrait. Et comment faire pour qu’ils vivent des belles choses qui renfoncent leur beauté intérieure de manière à ce que l’on la voit de l’extérieur. Et j’ai fait des portraits de femmes, des portraits de couples, de familles…. C’était beau ! J’étais émue à chaque fois, j’ai adoré chaque personne, chaque histoire, chaque facette de ceux que je photographiais.J’étais totalement plongée dans cette idée, la beauté, avec un accent sur la beauté de la femme.

Au milieux de tout ça, est venu le projet Portraits de photographes. La mission que je m’étais donnée, était de faire passer un beau moment à mes pairs pour qu’ils puissent, à leur tour et motivés par leur propre expérience, répandre cette idée du portrait bienfaiteur.

Ce projet m’a apporté beaucoup de bonheurs, d’apprentissages et de satisfaction. Et il a soulevé de nouvelles facette de ma démarche, il m’a révélé que quelque chose clochait … Je me sentais alignée avec moi, avec mes convictions, avec mon envie de rendre les gens plus beaux, plus heureux, plus sereins, et le monde autour de moi et d’eux aussi. Pourtant, j’avais la sensation de « rester à la surface ».

autoportrait

Et j’ai eu ce crash personnel de 2019 et avec lui s’est produit le crash professionnel, je n’arrivais plus à dire ce que je pensais, je n’arrivais pas à exprimer en mots ces doutes, ces recherches de sens nouveau. Je cherchais de sens à cette beauté imagée, apparente, descriptible.
Il m’a fallu un an de questions et de tourments (je choisis exprès ce mot) sur ce sujet : comment photographier les gens avec du sens ? J’ai toujours su que la photographie descriptive ou illustrative n’avait que peu d’intérêt pour moi, j’étais sûre que la beauté était un langage universel puisqu’elle venait de la bonté , et paradoxalement je savais qu’il me manquait un élément important pour être passionnée par la personne et l’image créée. Il me manquait un élément pour créer une image qui parle, une image qui témoigne en sublimant, qui révèle quelque chose d’indicible.

Et voilà que j’ai réalisé, que la PHILOKALIA était une valeur et que sa splendeur est dans le processus d’évolution.
Ce qui est curieux, c’est que depuis que j’ai fait ce tatouage, je pense souvent à l’tape suivante : comment le faire évoluer, le rendre plus « organique » 🙂

Aujourd’hui, je pars à la recherche des histoires des gens, de ce qu’ils me racontent vivre, de ce qu’ils vont vivre devant moi, de ce qu’ils ont envie de raconter. L’image que je ferai sera un mélange de réalité et de romancé, de vérité et d’imagination, un mélange d’eux et de moi. Parce que leur histoire passera par mon filtre, personnel et créatif, mes décisions et mes inspirations.

Mon rêve à moi est de faire des portraits de ceux qui veulent raconter leurs histoires.

Racontez-moi la vôtre !

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